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Le temps qu’il faut

20 mars - 3 avril

Entrée libre
Salle d'expositionExposition

L’exposition Le temps qu’il faut réunit 12 artistes récemment diplômé·es du Master Pratiques, Histoires et Théories de la Photographie de l’Université Paris VIII, dont les pratiques, bien que diverses, partagent une interrogation commune : celle du temps. Ce temps qui façonne les œuvres autant qu’il façonne les parcours, entre urgence et lenteur, contrainte et liberté, instant figé et transformation continue.

Loin d’être une thématique imposée, la question du temps s’est imposée d’elle-même comme un fil conducteur. Elle fait écho à la situation des artistes exposé·es, au moment de bascule entre le cadre académique et la poursuite d’un travail autonome. Le temps du diplôme, marqué par des échéances précises et une accélération du processus de création, s’oppose parfois au temps nécessaire à la maturation d’un projet artistique. Dans ce contexte, l’exposition interroge la manière dont chaque artiste compose avec cette tension : comment intégrer ces contraintes temporelles à la pratique, comment se les réapproprier, les détourner, voire les subvertir ?

Mais Le temps qu’il faut ne se limite pas à cette réflexion contextuelle. Les œuvres présentées explorent le temps sous de multiples formes : le temps du deuil, de l’introspection, de la contemplation, du déplacement, du doute, de la réminiscence. Certaines cherchent à figer un instant, à en conserver la trace, tandis que d’autres jouent avec la durée, l’attente, la disparition. La photographie, omniprésente dans cette édition, devient un médium privilégié pour interroger ces temporalités : enregistrement du visible, écho d’un passé révolu, ou au contraire, outil d’une réécriture infinie de l’image et du souvenir.

L’exposition révèle ainsi des démarches en mouvement, où le temps est à la fois sujet, matériau et outil. Il s’y déploie comme un espace à expérimenter, à décaler, à réinventer. Le temps qu’il faut, c’est celui que réclament les œuvres, celui que l’on prend pour regarder, celui qui nous échappe et celui que l’on tente de saisir.

Avec des œuvres de :
Louise Bras • Eleonora Busato • Javier Calvete • Jongwon Choi
Laura Dumoussaud • Gyoul Lee • Songhee Lee
Chloé Martinot • Ming Pang • Liv Schwab • Snow • Mariem Thabet

Sous le commissariat de Léa Jallut, Nathan Magdelain et Alice Rochepeau

- Du 20 mars au 3 avril - Du mardi au samedi de 14h à 19h
- Vernissage jeudi 20 mars à partir de 19h
- FInissage jeudi 3 avril